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Contribuez avec nous à la sauvegarde et au maintien en service horaire des huit bateaux à roues à aubes de la Compagnie Générale de Navigation sur le lac Léman.

M/S Vevey

Fiche technique

  • Mise en service1907
  • Longeur66 m
  • Largeur hors tout14 m
  • Puissance700 cv / 515 kW
  • Capacité560 personnes
  • Particularités- Salon de 1ère classe Jugendstil d'origine
    - Machine à vapeur à l'origine, propulsion diesel-électrique depuis 1955
    - Roues à aubes entièrement visibles depuis le pont principal

Galerie photos

Le Vevey et l’Italie sont les seuls bateaux jumeaux qui nous soient parvenus de la Belle-Epoque (le Général Dufour, jumeau du Montreux, et le Valais, jumeau de la Savoie, ont été retirés du service dans les années 1960).

Motorisation

En 1952, la CGN publie un rapport dans lequel elle écrit que le Vevey ayant été fortement mis à contribution depuis sa mise en service, il doit être motorisé. La transformation en diesel-électrique est entreprise à la fin de 1953 et le bateau est remis en service en 1955.

Hormis le remplacement de sa machine à vapeur, le raccourcissement de sa cheminée et la disparition de son fumoir au pont supérieur, le Vevey n’est que peu modifié lors de la motorisation de 1953-1955. Il partage avec le Simplon le privilège d’être l’un des deux seuls bateaux de la flotte historique à avoir conservé intact tout son salon de première classe, mobilier inclus. La motorisation lui a enlevé une partie de son charme, mais lui a en revanche conféré des qualités qui permettent de le comparer avantageusement aujourd’hui encore avec un bateau moderne de type Henry Dunant, bateau qu’il surpasse cependant par sa capacité en passagers et par son confort Belle-Epoque.

Rénovation intégrale 2012-2013

Le service technique de la CGN a acquis une grande maîtrise dans la rénovation des unités historiques. Les vapeurs Savoie et La Suisse ont servi à constituer une expérience importante et le Vevey en a largement bénéficié et est devenu un bateau de haute technologie.

Le nouveau système de propulsion mis en place est unique et inédit pour un bateau historique.

Bien que transformé dans les années 1950 et passablement fatigué, ce vénérable bâtiment a la particularité d’avoir conservé jusqu’à nos jours la plus grande partie de son décor d’origine : l’inventaire qui en a été établi a autorisé une restauration dans les règles de l’art grâce à l’expertise de l’Association Patrimoine du Léman.

Rénovation(s) effectuée(s)

  • 2012-2013 : Rénovation générale M/S Vevey ...

    A l’origine, le Vevey était équipé d’une machine à vapeur classique de Sulzer Frères, à deux cylindres et à double expansion. Une machine fort semblable à celle que l’on trouve aujourd’hui encore sur le Savoie de 1914. En 1955, le type de propulsion « vapeur » est abandonné en faveur d’un groupe diesel-électrique.

    La propulsion diesel-électrique est maintenue sur le Vevey lors de sa rénovation générale, mais en utilisant les derniers développements de cette technologie. La production électrique est produite par 3 diesels alternateurs alimentant deux moteurs électriques asynchrones entraînant les roues à aubes via des réducteurs. Il existe donc un ensemble propulseur bâbord et un ensemble propulseur tribord. La synchronisation de l’ensemble et donc, des roues à aubes, se fait électroniquement.

    Une première pour un bateau à roues à aubes, des filtres à particules ont été installés. Une partie de l’eau de réfrigération des moteurs sert à alimenter le chauffage du bateau. Les cales ont été rendues étanches afin de permettre, comme la réglementation l’exige, la mise en place d’un système d’extinction fixe en cas d’incendie. Le Vevey est ainsi le premier bateau historique doté de cette technologie. Un véritable « centre de contrôle » machine est créé au pont principal afin de permettre au mécanicien de surveiller à distance l’ensemble des installations de propulsion et des auxiliaires.

    Dans une «enveloppe» datant de 1907, le bateau dispose des dernières évolutions technologiques de la construction et de la propulsion navale.

    L’un des challenges d’un tel projet a été la coordination de tous les intervenants à bord du bateau. 100’000 heures de travaux ont été réalisées en préfabrication ou à bord pour le montage.